Depuis plusieurs années, les données nationales montrent une corrélation forte entre vulnérabilité socio-économique et exposition accrue aux comportements à risque (tabac, alcool, alimentation déséquilibrée, sédentarité, etc.). Les rapports de Santé Publique France et de l’INSEE soulignent que la précarité, la faible qualification, l’absence d’emploi stable, mais aussi les conditions de logement ou l’isolement social, amplifient l’adoption de conduites néfastes pour la santé.
Par exemple, en France métropolitaine, le taux de fumeurs quotidiens dépasse 30% chez les adultes ayant un niveau de diplôme inférieur au bac, contre moins de 20% pour les diplômés du supérieur (SPF, Baromètre santé 2021). Cette surreprésentation est également retrouvée pour l’usage nocif d’alcool, l’obésité, ou encore la faible pratique d’activité physique.
Si ces tendances sont reconnues nationalement, leur intensité et leur traduction concrète varient considérablement selon les contextes locaux, notamment en Bourgogne-Franche-Comté.