La santé publique en Bourgogne-Franche-Comté, expliquée

Spécialistes et territoires en Bourgogne-Franche-Comté : état des lieux, enjeux et leviers d’action

Pourquoi s’intéresser à la répartition des spécialistes en Bourgogne-Franche-Comté ?

La question de l’accès aux soins spécialisés ne concerne pas que les grandes métropoles ou les “déserts médicaux” évoqués dans l’actualité nationale. En Bourgogne-Franche-Comté (BFC), elle structure le quotidien des habitants, oriente le travail des professionnels de santé et conditionne la politique de prévention.

L’État publie chaque année des chiffres sur la démographie médicale nationale (DREES, CNOM), mais qu’en est-il concrètement pour la région ? Quels écarts observe-t-on entre le Jura rural, le cœur hospitalier dijonnais ou les villes industrielles du Territoire de Belfort ? Et surtout, qui doit s’en saisir : les élus locaux, les établissements de santé, les CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé), les associations, les ARS ?

La Bourgogne-Franche-Comté : un maillage contrasté

Des chiffres clés pour comprendre la situation

Sans surprise, la densité de spécialistes par habitant varie fortement dans notre région. En 2023, selon l’ARS et l’Ordre des Médecins :

Par spécialité médicale, les disparités sont parfois encore plus marquées :

Spécialité Dijon (pour 100 000 hab.) Saône-et-Loire rurale Zone Nièvre Sud Moyenne régionale
Cardiologues 14 7 4 8,5
Pédiatres 12 4 2 6
Pneumologues 9 3 1 5
Dermatologues 10 5 2 6

(Source : ARS BFC, 2023)

Que veut dire cette répartition pour les habitants ?

À retenir : la concentration des spécialistes en ville génère une double peine pour les zones rurales : moins de présence locale et temps de trajet plus longs.

Qu’est-ce qui explique ces écarts ?

À surveiller dans les prochaines années

Pourquoi cette question est-elle centrale pour la santé publique régionale ?

En Bourgogne-Franche-Comté, les inégalités territoriales de santé se lisent dans les chiffres de recours aux soins spécialisés, mais également dans les indicateurs de mortalité prématurée évitable (décès avant 65 ans liés à un déficit de prévention ou de prise en charge adaptée).

Quels leviers d’action pour les territoires ?

Si la démographie des spécialistes relève partiellement de politiques nationales, plusieurs leviers existent au plan régional et local.

Pour les collectivités et intercommunalités

Pour les établissements de santé et les réseaux

Pour les réseaux de prévention, médico-social, associations

Zoom : quelques initiatives inspirantes en BFC

Pistes pour demain : s’informer, se coordonner, agir

À retenir : la répartition des spécialistes ne bougera pas sans action collective, engagée et adaptée aux réalités de chaque territoire. Pour toute démarche de veille ou d’organisation, ancrer l’action dans la connaissance fine du contexte régional reste la clé.

À partager dans vos réseaux — chaque acteur régional peut devenir force motrice d’une meilleure équité en santé.

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