1. Offre médicale et sociale : un accès plus difficile dans les campagnes
- Un médecin généraliste pour 780 habitants dans le Jura rural, contre 480 dans l’agglomération dijonnaise (ARS BFC, 2022).
- Des délais pour la prise de rendez-vous pouvant aller de 25 à 45 jours dans certains EHPAD ruraux (Inspection des établissements, 2023).
- Des services hospitaliers souvent éloignés : plus de 30 minutes de route pour un hôpital pour un habitant sur trois en Saône-et-Loire rurale.
Les fermetures de cabinets, le vieillissement lui-même des professionnel·le·s, et la raréfaction des transports en commun aggravent l’isolement de la population âgée hors des villes.
2. L’isolement social et résidentiel : un enjeu plus fort dans la ruralité
- Un tiers des personnes de plus de 75 ans vivant seules en zone rurale (INSEE, 2021).
- Moins de structures collectives (résidences autonomie, club seniors, services de proximité). Exemple recensé : 2 logements adaptés pour 100 seniors dans le Morvan, contre 15 pour 100 à Besançon.
À surveiller dans les prochaines années : la fracture numérique, de plus en plus discriminante pour accéder aux services publics et de santé à distance (téléconsultation, dossiers médicaux partagés).
3. Un habitat inadapté ou vieilli
- Habitat plus ancien, parfois inadapté à la perte d’autonomie (escaliers, absence de salle de bains adaptée…)
- Un coût élevé d’aménagement par rapport à la valeur du bien, frein souvent signalé par les collectivités locales
Ce que l’on observe dans la région, c’est la double peine entre un habitat vieillissant et peu transformable, et l'absence de relais associatifs ou familiaux suffisants.