Maillage territorial et rupture de proximité
Notre région cumule plusieurs réalités géographiques :
- Des étendues rurales à faible densité (Morvan, Bresse, hautes vallées du Doubs).
- Des villes moyennes – supports essentiels mais parfois éloignés les unes des autres (Mâcon, Montbéliard, Dole).
- Des pôles urbains plus attractifs (Dijon, Besançon), concentrant les spécialistes et équipements lourds.
Ce découpage a un effet direct : plus les habitants vivent loin d’un centre de soin, plus le recours aux soins tend à baisser, surtout pour les actes de prévention ou de suivi. À titre d’exemple, selon Santé publique France, le taux de suivi gynécologique annuel est inférieur de 25 % dans les territoires ruraux de Côte-d’Or par rapport à Dijon.
Temps de trajet, organisation des familles, report des soins
En BFC, la notion de “perte d’opportunité” prend tout son sens : un soin différé, voire annulé, faute de facilité d’accès.
- Temps moyen pour joindre un service d’urgences sur certaines microrégions du Morvan : 35 minutes (CartoSanté, 2022).
- Présence de maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) : seules 52 % des communes rurales de Saône-et-Loire sont aujourd’hui couvertes par une MSP (URPS BFC, 2023).
Ce phénomène touche particulièrement les personnes âgées, les familles mono-motorisées, mais aussi les jeunes (accès à la contraception, soins de santé mentale).