1. Mieux cibler la prévention, avec des relais de proximité
Les campagnes nationales ont leurs limites. Concrètement, pour la BFC, l’accès à une prévention efficace dépend des circuits de proximité : scolaires, associations, mairie, centres sociaux.
Des expériences locales montrent l’efficacité de relais de terrain :
- Le réseau France Services dans la Nièvre intègre progressivement des permanences prévention santé, avec une approche globale (informations sur droits, nutrition, addictions).
- Dans certaines communautés de communes du Jura, les ateliers cuisine et les “marchés de la santé” ont permis un dépistage précoce de l’hypertension chez les plus de 40 ans, public rarement touché par la prévention classique.
- Initiatives vers les jeunes en rural (ex: CLAS du Doubs) pour une éducation sur les conduites à risque directement dans les collèges.
À surveiller dans les prochains mois : l’intégration de la filière prévention dans la politique des Systèmes d’Information Régionaux de Santé (SIRS), avec une cartographie des publics prioritaires pour un ciblage des interventions.
2. Réduire les inégalités d’accès et de recours au soin
Les territoires à faible densité médicale doivent être accompagnés par des solutions innovantes :
- Appui aux dispositifs type Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), qui facilitent la coordination et l’accès pour des publics en situation de précarité.
- Déploiement de la téléconsultation dans le sud de la Bourgogne et le nord de la Franche-Comté, permettant de lever des freins liés à la mobilité.
- Mise à disposition de médiateurs santé dans les quartiers prioritaires et zones rurales.
Le levier des ressources humaines reste capital : la région ne pourra pas avancer sans politiques de fidélisation et formation des professionnels, notamment pour les zones déficitaires de la Montagne du Morvan. Ce sujet doit mobiliser élus, ARS et associations.
3. Travailler sur les conditions de vie, pas seulement sur la santé
L’approche de santé publique actuelle évolue : investir dans la santé des populations, c’est aussi soutenir l’emploi, l’éducation, le logement.
- Déploiement de programmes d’amélioration de l’habitat (ex : Plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées en Saône-et-Loire).
- Soutien aux actions de réinsertion et d’éducation populaire dans le Jura et l’Yonne ; elles réduisent l’isolement social, facteur aggravant la mortalité prématurée.
- Partenariats entre collectivités et Assurance Maladie pour diffuser des actions ciblées sur le repérage précoce du mal-être psychique.
À partager dans vos réseaux : la BFC innove en croisant les politiques publiques – mais la coordination reste perfectible. La montée en puissance des contrats locaux de santé est un signal encourageant.