Chaque rentrée universitaire, ce sont près de 3 millions d’étudiants qui arpentent la France (source : Ministère de l’Enseignement supérieur, 2023). À Dijon et Besançon, cette mobilité se mesure concrètement : plus de 33 000 étudiants à Dijon (Université de Bourgogne, 2023) et près de 30 000 à Besançon – auxquels s’ajoutent les étudiants des autres établissements (écoles d’ingénieurs, IFSI, etc.). Plus de la moitié de ces jeunes ne sont pas originaires de la ville où ils étudient.
Aux niveaux national et international, plusieurs constats ressortent :
- L’entrée dans l’enseignement supérieur figure parmi les périodes de vie où les vulnérabilités psychiques (anxiété, dépression, tentatives de suicide) augmentent le plus (Inserm, 2022).
- La précarité, l’isolement social, la transition vers le statut d’adulte, mais aussi les difficultés d’accès aux soins (santé mentale surtout) sont signalées comme des facteurs aggravants.
- Depuis la crise Covid-19, la part d’étudiants déclarant un trouble anxieux ou dépressif approche les 30%, contre 16% en population générale d’âge équivalent (Santé Publique France, enquête CoviPrev 2022).
Ces données nationales doivent se lire à l’échelle régionale. En Bourgogne-Franche-Comté (BFC), l’offre de prévention et de soins est marquée par une forte disparité géographique et un taux de densité médicale inférieur à la moyenne nationale (INSEE, 2023).