Quand on parle de maladies chroniques, les grands chiffres nationaux dominent souvent les discours. Mais les réalités sont très contrastées selon les territoires. La Bourgogne-Franche-Comté (BFC) fait face à une situation qui mérite une lecture attentive car, derrière les moyennes, des spécificités locales appellent des réponses adaptées.
Définir les maladies chroniques : Il s’agit de maladies de longue durée, souvent évolutives, avec un impact significatif sur la qualité de vie et le système de soins. Les principales concernées sont les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers, les maladies respiratoires chroniques ou encore l’insuffisance rénale chronique. En France, selon Santé publique France, elles touchent environ 20 millions de personnes et représentent la première cause de mortalité (Santé publique France).
En BFC, près d’1 habitant sur 4 souffre d’une affection de longue durée reconnue par l’Assurance Maladie (source : ORS BFC, 2023). Ce taux est supérieur à la moyenne nationale, notamment dans la Nièvre et la Haute-Saône. La mortalité prématurée évitable—les décès avant 65 ans dus à des causes évitables—reste élevée dans certains bassins ruraux (Sud Saône-et-Loire, Morvan), signe d’une exposition plus forte à certains déterminants.
- Le cancer : la BFC affiche un taux d’incidence global conforme à la moyenne nationale, mais l’incidence du cancer du poumon est plus élevée chez la femme, alors qu’elle baisse chez l’homme (source : Registre des cancers BFC, 2022).
- Diabète : environ 6 à 7% des adultes sont traités pour un diabète, avec des taux supérieurs dans le Territoire de Belfort et la Côte-d’Or.
- Maladies cardiovasculaires : 17% des hommes et 13% des femmes de plus de 35 ans reçoivent un traitement pour hypertension artérielle, une proportion légèrement supérieure à la moyenne française (ORS BFC).
À retenir : Les maladies chroniques sont omniprésentes en BFC, avec une surreprésentation dans les départements les moins denses et les plus âgés.