On parle de déterminants sociaux de santé pour désigner tous les facteurs non médicaux influençant l’état de santé (conditions de vie, niveau d’études, emploi, environnement). L’ensemble des études converge : le niveau de vie et la stabilité professionnelle ont un impact direct sur l’état de santé et l’espérance de vie, avec parfois plus de 10 ans d’écart entre groupes sociaux extrêmes (Santé publique France).
- Des revenus inférieurs, c’est souvent des soins retardés ou renoncés (parfois jusqu’à 20 % de la population dans la Nièvre ; Assurance Maladie 2022).
- Le chômage ou l’emploi précaire s’accompagnent plus souvent de troubles dépressifs, de maladies chroniques non suivies, de manque d’accès à la prévention.
- La ruralité accentue certains obstacles : temps d’accès aux soins multiplié par deux ou trois par rapport à une métropole (ex. : 15 min pour voir un généraliste à Dijon, contre 35 en moyenne en puisaye ou dans le Charolais).
Concrètement, pour la BFC, cela signifie que la bataille pour la santé ne se joue pas seulement dans les hôpitaux, mais dans les politiques de logement, d’emploi, de mobilité, d’accès aux droits sociaux...