L’actualité nationale le confirme régulièrement : la France vieillit. Près d’un habitant sur cinq a désormais plus de 65 ans (INSEE, 2022). Ce phénomène concerne tout particulièrement la Bourgogne-Franche-Comté (BFC), où la part des seniors dépasse la moyenne nationale (22,4 % contre 20,9 % en France métropolitaine). Les départements ruraux de la Nièvre, de la Haute-Saône ou de l’Yonne voient même s’accentuer ces dynamiques démographiques.
Pourtant, parler de vieillissement actif, ce n’est pas seulement répondre au défi du “bien vieillir”. C’est aussi reconnaître la capacité d’agir des personnes âgées, leur permettre de rester actrices de leur santé, de leur vie sociale et d’éviter la perte d’autonomie. Dans les petites communes — qui représentent plus de la moitié des communes de la région, avec parfois moins de 1 000 habitants — la question prend une dimension toute particulière. Ressources limitées, accès aux services, isolement : autant de freins, mais aussi de leviers d’innovation locale.
- Bourgogne-Franche-Comté : quatrième région la plus âgée de France (INSEE, Recensement 2021)
- 1 commune sur 5 de la région compte moins de 500 habitants
- 30 % des personnes âgées de 75 ans ou plus vivent seules (Observatoire régional de la santé BFC, 2023)
Que recouvre le vieillissement actif ? Selon l’OMS, c’est “le processus consistant à optimiser les chances de bonne santé, de participation et de sécurité afin d’accroître la qualité de vie des personnes en vieillissant”. Cela va de l’activité physique au maintien du lien social, en passant par l’engagement citoyen.
À retenir :
- La BFC est en première ligne sur les enjeux de vieillissement actif.
- Les petites communes sont le terrain d’initiatives originales, parfois méconnues.
- Les élus, associations et soignants ont un vrai rôle de proximité à jouer.