Voici une cartographie des principaux dispositifs existants, leurs cibles, et les bons réflexes à avoir lorsqu’on prépare un dossier.
1. Les appels à projets portés par l’ARS Bourgogne-Franche-Comté
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Appel à projets “Prévention et promotion de la santé des aînés” :
- Fréquence : annuel (dernier en 2023, reconduit chaque année depuis 2018)
- Cibles : collectivités, établissements et associations
- Objectif : soutenir des actions innovantes qui favorisent l’autonomie, la mobilité ou la participation sociale des seniors
- Montant moyen des aides : 8 000 à 30 000 € par projet
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Soutien à l’adaptation des logements (Pacte Territorial pour la Réussite du Bien Vieillir) :
- Aide au maintien à domicile des personnes âgées
- Accompagnement des territoires pilotes (Saône-et-Loire, Doubs, Jura) pour expérimenter de nouvelles coordinations entre acteurs
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Initiatives “Collectifs de prévention” :
- Soutien à la mise en réseau d’acteurs santé/prévention/social qui développent des démarches participatives avec les personnes âgées
À retenir : Le calendrier, la grille d’éligibilité et les co-financements possibles sont publiés sur le site de l’ARS BFC, rubrique “Appels à projets”.
2. La Conférence des Financeurs de la Prévention de la Perte d’Autonomie (CFPPA)
C’est le guichet principal pour tout projet de prévention : chaque département possède sa propre Conférence des financeurs, pilotée par le Conseil départemental, avec l’ARS, la CARSAT et la MSA.
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Axé sur : Les ateliers collectifs, la lutte contre l’isolement, le numérique pour les seniors, l’habitat inclusif.
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Bénéficiaires : associations, EHPAD, services à domicile, collectivités, et de plus en plus, projets portés par des “petites communes”.
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Montant : variable : de 1 500 € pour un atelier local à plus de 100 000 € pour des dispositifs nouveaux (résidences autonomie, plateformes mobilité-santé, etc.).
Zoom sur les modalités :
- Un appel à projets est lancé chaque année au printemps.
- Des priorités peuvent être redéfinies localement : en 2023, la Haute-Saône a focalisé l’ensemble de ses aides sur la prévention des chutes et la fracture numérique.
- La Nièvre a développé une “prime à la mobilité” pour cofinancer des minibus adaptés.
3. Les crédits EN3S et CARSAT : soutien à l’innovation pour le bien vieillir
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CARSAT Bourgogne-Franche-Comté :
- Appels à projets spécifiques (ex : “Aller vers les plus de 75 ans fragiles”, “Promotion de la santé au travail pour les aidants familiaux”).
- Mise à disposition d’ingénierie (soutien au montage d’actions collectives ou conseils pour le portage administratif/normatif).
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EN3S (École Nationale Supérieure de Sécurité Sociale) :
- Co-organisation avec l’ARS ou la région de laboratoires d’expérimentation sociale (Living Labs, innovation sociale…)
À surveiller dans les prochains mois : le déploiement du programme “Vieillir chez soi” (piloté par la Sécurité Sociale) dans plusieurs bassins de vie du Doubs et de l’Yonne.
4. Les aides directes des Conseils départementaux et des intercommunalités
En plus des dispositifs ARS ou nationaux, chaque Conseil départemental propose ses propres lignes budgétaires :
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Département du Doubs : important soutien à la création de “villages du bien vieillir” (résidences intergénérationnelles, lieux d’activités pour seniors ruraux).
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Côte-d’Or et Saône-et-Loire : aides à l’adaptation des voiries, programmes “d’aller-vers” pour dépister l’isolement.
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Jura et Haute-Saône : dispositifs pour soutenir la formation des aidants familiaux, plateformes de services d’accompagnement “tout en un”.
À noter : certaines intercommunalités s’engagent : la Communauté d’agglomération Grand Chalon, par exemple, finance un budget participatif annuel destiné à des actions favorisant le vieillissement actif.
5. La Fondation de France et plusieurs fondations régionales
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Fondation de France “Vieillir acteur et citoyen de son territoire” : appels à projets réguliers, avec sélection de plusieurs projets BFC chaque année (exemple : réseau de bénévoles ruraux, ateliers de lien social, etc.).
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Fondation Crédit Agricole, Fondation MAAF, Fondation du Patrimoine : souvent présentes sur des microprojets, rénovations de tiers-lieux, chantiers pour l’adaptation de locaux associatifs.
À surveiller : beaucoup de ces aides ne passent que par des appels à projets limitées dans le temps et ne sont pas forcément relayés sur les supports institutionnels. Les associations de terrain doivent donc se doter d’une veille active.
6. Les dispositifs nationaux adaptés à la région
Certains financements nationaux peuvent être activés avec une forte dimension locale :
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Dotation de soutien à l’investissement local (“Plan d’aide à l’investissement régional” de la CNSA) : accessible pour les collectivités qui montent des projets de structures collectives ou de plateformes de services intégrés.
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Programme national “Petites villes de demain” : 44 communes concernées en BFC (source : ANCT, 2023), éligibles à des aides techniques et financières pour des actions centrées sur la vie sociale des seniors.