L’opposition entre zones urbaines et rurales en santé est classique, mais en Bourgogne-Franche-Comté (BFC), elle prend un relief particulier. Région à la fois vaste (avec huit départements) et peu densément peuplée, la BFC regroupe des villes dynamiques (Dijon, Besançon, Chalon-sur-Saône) et de larges espaces ruraux (Morvan, Bresse, Puisaye, plateaux du Haut-Jura, etc.). Cette hétérogénéité structure le quotidien des professionnels de santé, des élus locaux et des habitants.
Si l’on se fie à l’INSEE, un Bourguignon-Franc-Comtois sur deux vit dans une commune de moins de 2 000 habitants : c’est bien plus que la moyenne nationale (source : INSEE, 2021), et cela conditionne l’accès aux soins, à la prévention, mais aussi l’exposition aux déterminants sociaux de santé (ensemble de facteurs qui influent sur la santé des populations, comme le revenu ou l’éducation).
- Zones urbaines : Dijon et son agglomération (plus de 250 000 habitants), Besançon (environ 120 000 avec la périphérie), Montbéliard, Chalon-sur-Saône, Mâcon.
- Zones rurales : Nièvre, grandes parties de l’Yonne, Jura montagnes, Haute-Saône, plus de la moitié du territoire régional.
Pourquoi regarder de près ces contrastes ? Parce qu’ils conditionnent les politiques de santé, la répartition des ressources, et les innovations nécessaires pour améliorer la santé publique partout en BFC.