La santé publique en Bourgogne-Franche-Comté, expliquée

L’activité physique adaptée : un levier pour la santé des seniors en Bourgogne-Franche-Comté

Pourquoi parler de l’activité physique adaptée chez les plus de 65 ans ?

Depuis plusieurs années, l’activité physique adaptée (APA) figure parmi les recommandations nationales pour promouvoir la santé des personnes âgées (CNAM, HAS, Santé publique France). Face à l’augmentation de l’espérance de vie – la population de plus de 65 ans a augmenté de 23 % en dix ans dans notre région, pour atteindre près de 600 000 personnes (INSEE, 2023) – la question de “bien vieillir” devient centrale. Mais que recouvre vraiment l’APA ? À qui s’adresse-t-elle ? Et comment l’intégrer concrètement dans les parcours de santé en Bourgogne-Franche-Comté ?

L'activité physique adaptée, c’est tout mouvement physique planifié, structuré et sécurisé, encadré par un professionnel. Contrairement à l’activité physique “générique”, l’APA prend en compte l’état de santé, les capacités, les limitations ou les pathologies (chroniques, handicap, perte d’autonomie). En d’autres termes, il s’agit de proposer des exercices adaptés à chaque situation pour permettre à tous – y compris les plus fragiles – d’en retirer les bénéfices.

Des enjeux très concrets en Bourgogne-Franche-Comté

L’importance de l’APA se confirme particulièrement dans une région dont la part de seniors figure parmi les plus élevées de France (INSEE, 2023), avec un vieillissement plus marqué dans les départements ruraux : la Nièvre, la Haute-Saône ou encore le Jura. On y observe :

La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à la tendance nationale observée par Santé publique France : moins de 36 % des plus de 65 ans atteignent les recommandations d’activité physique (au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine), et 49 % passent plus de 7 heures par jour assis ou allongés.

Quels bénéfices concrets de l’APA pour les seniors ?

À retenir : L’APA est une intervention à haut rendement – peu coûteuse, utilisable en prévention primaire, secondaire et tertiaire, adaptable sur tout le territoire régional.

Freins et leviers identifiés dans la région

Des disparités géographiques marquées

L’accès à l’APA dépend fortement de l’offre locale : à Besançon, Dijon, ou Chalon-sur-Saône, plusieurs structures assurent des ateliers, de la prescription médicale à la mise en place de parcours “Sport-Santé”. En revanche, dans le Morvan, en Bresse ou sur le Plateau de Haute-Saône, la dispersion géographique limite l’accès régulier à un encadrement professionnel.

Quelques freins persistants :

Des initiatives régionales à valoriser

Comment développer l’activité physique adaptée pour les plus de 65 ans en BFC ?

Pour les collectivités

Pour le secteur médico-social et sanitaire

Pour les associations et clubs sportifs

Concrètement, pour la BFC : Les dynamiques sont là, mais la fragmentation de l’offre et la méconnaissance des dispositifs restent des freins majeurs. La formation des prescripteurs, la coopération entre acteurs et la facilitation de l’accès sont les vrais leviers à renforcer.

Focus : Des exemples locaux inspirants

Points de vigilance : ce qu’il faudra surveiller en 2024-2025

Pour aller plus loin : ressources régionales et nationales

À partager dans vos réseaux : Parce que l’APA, ce n’est pas qu’un “supplément” de confort : c’est un déterminant de santé fondamental, encore sous-exploité. Notre région dispose d’atouts mais doit soutenir bien plus fortement ce pilier du bien vieillir. L’enjeu est collectif, les solutions le sont aussi.

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