La France vieillit : en 2022, près de 21 % de la population française a plus de 65 ans (INSEE). La Bourgogne-Franche-Comté se distingue, avec la part la plus élevée de seniors après la Nouvelle-Aquitaine. Dans la Nièvre, en particulier, un habitant sur quatre dépasse 65 ans. Ce vieillissement démographique s’accélère, avec des enjeux forts pour les territoires ruraux et périurbains de la région.
Si l’augmentation de la longévité est une réussite collective, la qualité de vie des aînés repose largement sur la prévention : retarder la perte d’autonomie, préserver la mobilité, prévenir les maladies chroniques ou encore lutter contre l’isolement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que “les années gagnées doivent être des années de vie en bonne santé”. Or, malgré des progrès, l’espérance de vie sans incapacité stagne autour de 64 ans pour les femmes et 62 ans pour les hommes en France métropolitaine.
Agir sur cette période, c’est prévenir la dépendance, mais aussi favoriser la participation sociale, réduire l’impact des maladies chroniques et limiter la précarité. C’est là que la prévention prend tout son sens, surtout dans une région comme la nôtre, où la densité médicale et l’accès aux services varient grandement entre le Jura, la Saône-et-Loire ou la Haute-Saône.