Ce que l’on observe dans la région, c’est que les territoires les plus engagés sur la prévention intégrée et l’accompagnement social voient progressivement baisser leur mortalité prématurée, y compris sur les segments les plus difficiles (jeunes adultes, zones rurales enclavées, QPV). Cependant, la pérennité de ces résultats dépend de :
- L’intégration systématique de la prévention dans les programmes locaux, au-delà des campagnes nationales.
- Un suivi des indicateurs “localisés” pour adapter les réponses : taux de non-recours aux soins, mobilité, couverture vaccinale, suicides chez les jeunes, etc.
- Le renforcement des ressources humaines de proximité, en particulier dans les petites communes, par le soutien aux postes de référents santé.
- La poursuite de l’innovation organisationnelle : maisons de santé, télémédecine, médiation santé, etc.
Pour les collectivités, associations, professionnels de santé et acteurs sociaux régionaux, ces approches sont transposables. Les retours BFC montrent qu’une action de santé publique, même modeste, peut peser sur la mortalité prématurée si elle est centrée sur les besoins réels du territoire, évaluée sérieusement, et partagée entre acteurs.
À surveiller dans les prochains mois :
- L’évolution des inégalités territoriales et sociales d’accès aux soins en post-pandémie COVID
- Les effets à long terme des programmes de médiation santé dans les QPV
- Les innovations autour du parcours “santé-emploi” pour les jeunes adultes en insertion en Bourgogne-Franche-Comté
Vous souhaitez approfondir ? Les rapports de l’Observatoire régional de la santé, de l’ARS BFC, de Santé publique France, ainsi que les synthèses Assurance maladie, sont disponibles pour aller plus loin sur les chiffres et les expérimentations présentées ici.