Ce que l’on observe en BFC, c’est une mosaïque d’acteurs engagés, mais souvent dispersés. La prévention ne relève pas uniquement de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ou des hôpitaux : elle implique aussi les collectivités locales (départements, EPCI, communes), l’Assurance Maladie, les MSA (Mutualité Sociale Agricole, incontournable dans nos secteurs ruraux), des associations, les réseaux de soins, des structures médico-sociales, des établissements scolaires, et même des bailleurs sociaux.
À retenir :
- Les Contrats Locaux de Santé (CLS) fédèrent collectivités, ARS, structures sociales et associations autour de diagnostics de territoire et d’actions ciblées.
- Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) structurent la coordination entre médecins, infirmiers, pharmacies et prévention.
- Les réseaux associatifs (Ligue contre le Cancer, Mutualité française BFC, France Addictions…) mènent des actions de terrain complémentaires au service public, souvent sur les "poches" d’inégalités de santé.
- Les Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM) inaugurent de nouvelles coopérations entre politique de la ville, santé et secteur social, souvent sous-estimées.
La force des partenariats, c’est leur capacité à impliquer ces différents acteurs sur un même enjeu, avec une vraie lisibilité pour les habitants. Encore faut-il dépasser l’empilement de dispositifs pour aller vers une stratégie partagée, visible et mesurable.